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 Analyse de CANNIBAL HOLOCAUST

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MessageSujet: Analyse de CANNIBAL HOLOCAUST   Mar 14 Fév - 18:18

Dans le cadre de mes études j'ai dû étudier un film en analysant un extrait.
J'ai choisi CANNIBAL HOLOCAUST, de la scène de la fille empalée jusqu'à la fin.

Voila donc mon analyse.

CANNIBAL HOLOCAUST

Réalisateur et Histoire
Ruggero Deodato est né en 1939 en Italie. Il fait la connaissance de Rossellini dont il devient l’assistant réalisateur sur plusieurs films. Il tourne des films dans des genres assez différents et réalise pour la première fois un film de cannibales en 1977 intitulé ULTIMO MONDO CANNIBALE (LE DERNIER MONDE CANNIBALE). A l’époque ce genre de films existe déjà (le premier, AU PAYS DE L’EXORCISME, de Umberto Lenzi, date de 1972) et le film de Deodato, sans être mauvais, ne se démarque pas des autres. Mais en 1979, il sort en version intégrale CANNIBAL HOLOCAUST en Italie, qui déchaîne les médias et critiques en tous genres, et qui après seulement 4 semaines est retiré des salles et interdit. Pendant les trois années suivantes, Deodato devra passer plusieurs fois devant les tribunaux pour justifier des massacres d’animaux qui ne sont pas fictifs et prouver que les acteurs de son film étaient encore vivants. CANNIBAL HOLOCAUST sera ensuite interdit dans la plupart des pays. Il figurera même sur la fameuse liste anglaise des Video Nasties qui fut créée à cause du film LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE de Wes Craven et qui répertoriait tous les films qui par leur caractère violent et odieux étaient susceptibles de modifier le comportement des spectateurs les plus influençables. Tous ces films furent victimes de la saisie et de la destruction systématique de toutes les copies présentes sur le territoire anglais. Au fur et à mesure, le film commença à sortir dans d’autres pays mais la plupart du temps dans des versions fortement censurées. Et c’est seulement en 2004 que l’on pu enfin voir ce film sortir en version intégrale en DVD dans l’hexagone.

Caractéristiques et Résumé
Le film à proprement parlé raconte l’histoire de quatre jeunes reporters partis dans la forêt Amazonienne dans le but de faire un reportage sur les peuples dits primitifs qui y vivent. N’ayant plus de nouvelles depuis trop longtemps un professeur d’ethnologie de New York, part à leur recherche. Arrivé sur place, il ne retrouve que les bandes qu’ont tournés les reporters et les ramène alors aux Etats-Unis. En les visionnant il va alors voir toutes les atrocités qu’ils ont commises pour faire leur reportage et la mort plutôt méritée qu’ils ont subie.

La musique a été composée par Riz Ortolani, entièrement et exclusivement pour ce film.
Le film dure 1h32.

Problématique
CANNIBAL HOLOCAUST : violence gratuite ?

ETUDE

Scène
Dans la scène étudiée, le professeur montre aux personnes qui voulaient exploiter le film, la dernière séquence tournée par l’équipe, dans laquelle ils se font tuer par des cannibales, dans le but de les dégoûter pour qu’ils ne se servent pas de ces images.

Réalisme
Par soucis de réalisme, toutes les scènes montrant les reporters américains ont été tournées en Amazonie, à la frontière entre la Colombie et le Pérou, entièrement en décors naturels. Tous les membres des tribus que l’on peut voir dans le film sont tous issus de la population autochtone de cette forêt. Les quatre jeunes sont des acteurs inconnus du grand public ce qui permet de s’identifier à eux et de penser que ce peut être un véritable reportage.
Pour rajouter une couche à cette impression de banalité et de véracité de ses acteurs, Deodato leur avait fait signer à chacun un contrat dans lequel ils acceptaient de ne plus participer à aucun film pendant au moins un an et de ne pas faire parler d’eux, comme tout le monde devait s’attendre à les voir partout après le succès d’un film, si personne ne les voyait cela pourrai faire germer tout de suite le doute dans la tête des gens pour qu’ils se demandent si les acteurs ne seraient pas bel et bien morts au cours du film, ainsi il rend plus crédible la partie « reportage » de son film.
Tout ce qui nous est montré des reporters a été tourné en 16 mm, seuls des plans réalisables par l’un ou l’autre des cadreurs sont montrés, et les plans sont tournés caméra à l’épaule avec beaucoup de saccades, de flous, de décadrés etc… il n’y a pas de montage et on voit aussi les dégradations de la bande qui arrive à sa fin, comme le précise le cadreur et qui, de plus, est sûrement détériorée car trop restée dans la jungle. Tout ceci pour donner l’impression d’un véritable documentaire mais aussi impliquer le spectateur dans ce qu’il voit comme s’il était le cadreur.
Au contraire, les scènes de New York sont tournées en 35 mm, les plans sont fixes, cadrés, nets et sans défaut de bande, ils sont montés et quand on les voit on se rend tout de suite compte qu’on regarde un film et pas un documentaire, ce qui fait un fort contraste et donne encore plus de réalisme au « reportage ».
Dans celui-ci, on peut aussi voir les parties de la bande qui devaient être enlevées au montage final, c'est-à-dire quand on voit le personnage principal content d’avoir trouvé la femme empalée pour avoir des images choquantes, puis dès que le cadreur lui dit que la camera tourne, il se donne un air dégoûté comme si cela l’affectait profondément. Des rumeurs ont d’ailleurs circulé disant que cette scène était forcement réelle et que la femme empalée était forcement vraie. Il parait même que Deodato dû, au cours de ses accusations, reproduire ce trucage devant le tribunal qui ne voulait pas admettre que cette scène pouvait être fictive.
De plus, même si ce n’est pas visible dans la scène étudiée, plusieurs fois dans le film des animaux sont massacrés et cela sans aucun trucage ce qui forcement renforce le coté réaliste.

Ambiance Violente et Malsaine
En ce qui concerne la violence et le sang, ils sont omniprésents dans ce film mais contrairement à beaucoup de films gores où l’humour et l’excès viennent apporter un ton plus léger, CANNIBAL HOLOCAUST reste sérieux tout en ne laissant rien de suggéré, tout nous est montré mais sans pour autant être exagéré, sans mettre de choses impossibles comme des dizaines de litres de sang qui giclent d’une seule personne comme on peut le voir dans d’autres films d’horreur. Ici c’est cru et froid, rien ne prête à sourire, car cela ferait perdre au film tout son intérêt.
Le coté malsain est renforcé au long du film par les actes immoraux commis par les « blancs » qui n’hésitent pas à faire sniffer de la cocaïne à un indigène qu’ils ont capturé, à faire peur aux tribus en tirant des coups de fusil en l’air et en mettant le feu à leurs huttes (ce qui d’ailleurs n’est pas sans rappeler l’attitude des Américains au Vietnam, lors de la guerre), à violer chacun leur tour une pauvre « sauvage » sans défense pendant que les autres continuent de filmer, à tuer des animaux (massacres qui rappelons-le sont réels et donc encore plus difficiles à supporter).
Dans les plans à New York, dans la salle de projection, on peut voir les personnes qui espèrent exploiter ces bandes, et qui donc sont habituées à des images choquantes puisque c’est ce avec quoi elles font leur commerce. Cependant, ils ont l’air gênés, comme pour insister sur le fait que ce que l’on est en train de voir est vraiment horrible.
Et enfin, pour conclure le tout, la musique qui accompagne toutes ces images extrêmes est très calme, ce qu’on entend est en opposition totale avec ce que l’on voit et cela fait ressentir un profond malaise et on se demande quoi penser de ces images.

Ce qui pousse le spectateur à se poser des questions sur ce qu’il ressent et sur le but de toute cette mise en scène. Et cela, appuyé par la pensée du professeur qui dit, dans la VF : « Est-il nécessaire de montrer aux hommes l’enfer pour qu’ils croient un peu en leur bonheur ? » qui est déjà assez explicite mais pas autant que dans la version anglaise dans laquelle la phrase est : « Je me demande qui sont les vrais cannibales ? » qui sous entend que les médias sont des cannibales et qu’ils sont capables, pour arriver à leurs fins, de dévorer littéralement leurs concurrents ; les autres médias, ou pire encore, les autres humains.

Conclusion
Il serait donc très réducteur de dire que CANNIBAL HOLOCAUST est un film qui n’est fait que de violence gratuite et inutile. Deodato grâce au réalisme et à l’ambiance malsaine et dérangeante de ses images et malgré que son film ait aujourd’hui 27 ans, contraint le spectateur à réfléchir sur ce problème encore d’actualité, qu’est la violence télévisuelle quotidienne. Il aurait, semble-t-il, décidé de réaliser CANNIBAL HOLOCAUST après avoir vu son fils choqué par la mort et la violence que les journaux télévisés nous servent tous les jours aux heures de grande audience en allant crescendo dans ce voyeurisme malsain grâce auquel les chaînes de télé amassent de l’argent sans le moindre remord. Ce film apparaît donc bien, pour tous les gens qui sauront ne pas s’arrêter à la violence des images, comme un brûlot acerbe, véritable critique virulente des médias. Tout ceci en diffusant intelligemment des rumeurs sur le film, ce qui a eu pour effet de faire la une de tous les médias qui sont tombés dans le piège et ont eux-mêmes ainsi fait la promotion de cette œuvre dont ils sont la cible principale.
Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les réalisateurs du PROJET BLAIR WITCH, même s’ils ne veulent pas le reconnaître, ont copié allègrement tout le processus de CANNIBAL HOLOCAUST pour réaliser leur film et qu’il a très bien marché car le film de Deodato est indubitablement un grand film, et ils le savaient.

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MessageSujet: Re: Analyse de CANNIBAL HOLOCAUST   Mar 14 Fév - 20:54

C'est très intéressant. Mais fais attention, il y a pas mal de fautes d'orthographe.
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MessageSujet: Re: Analyse de CANNIBAL HOLOCAUST   Mer 15 Fév - 11:31

De toute façon c'est trop tard c'est deja rendu.
Mais merci quand même.

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